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Référendum sous haute tension à RTE

La moitié des salariés de RTE vont essuyer les plâtres du premier référendum en entreprise version loi El Khomri.

Cette consultation des salariés, par voie électronique, commence demain et dure jusqu'au 30 mars. Au total, 4 200 agents de terrain, de maîtrise ou d'exécution doivent se prononcer pour dire oui ou non à un nouvel accord sur le temps de travail défendu par la CFDT et la CFE CGC, mais que la CGT, syndicat majoritaire chez RTE, a refusé de signer.

Dans les rangs des salariés, on craint déjà une guerre de tranchées entre ceux qui sont concernés par le nouvel accord et les autres, ainsi qu'une division profonde entre les pro-CGT et les pro-CFDT. Pour la CFDT, cet « accord va permettre d'harmoniser sur tout le territoire les pratiques pour ces chantiers, notamment la rémunération, qui variait d'un endroit à un autre du fait notamment de certaines pratiques syndicales », s'agace Guy Marchetti, délégué central CFDT. « Cet accord de flexibilité est tout simplement inacceptable pour les salariés ! C'est une harmonisation vers le bas », se défend Francis Casanova, délégué central CGT.

(Le Parisien du 23/03)