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Quatre objets connectés qui vont révolutionner l’entreprise

Quatre objets connectés qui vont révolutionner l’entreprise

JULIE LE BOLZER Le 05/12

 

Prototypage en mode ultra rapide, accès démultiplié aux données , soutien opérationnel de « collègues » robotisés, les objets connectés promettent un futur plus agile à l’entreprise. Catalogue des tendances de fond illustrées par des outils concrets.

Le mini-ordinateur Raspberry Pi, l’enceinte sonore Amazon Echo, le robot Yumi ou encore le casque holographique Microsoft Hololens ouvrent de nouveaux horizons pour la R&D et les équipes opérationnelles des entreprises.

Le Raspberry Pi pour un prototypage rapide

C’est le nouveau mot d’ordre : « test fast, fail fast, adjust fast » (teste vite, échoue vite, rééquilibre vite). Autrement-dit, identifier rapidement son erreur pour pouvoir rebondir dans les meilleurs délais. Dans cette logique, les entreprises veulent être en capacité de concevoir et tester, en un temps record, leurs produits et services. « C’est ce que permet le Raspberry Pi, ordinateur miniature (de la taille d’un paquet de cartes à jouer, ndlr) qui tourne sous Linux et se révèle accessible à tous les développeurs : sans passer par une phase de développement longue et coûteuse, on peut réaliser un prototype et une démonstration », explique David-Henri Bismuth, directeur du Lab de Niji, société spécialisée dans la transformation numérique des entreprises qui dispose d’une entité dédiée à la conception, la réalisation et le test de prototypes de dispositifs digitaux innovants. Une organisation cliente de Niji a utilisé le Raspberry Pi intégré dans un boîtier conçu et imprimé en 3D afin de mesurer la qualité de l’air sur le lieu de travail ainsi que le degré de satisfaction des collaborateurs. Si les tests s’avèrent concluants, le dispositif sera déployé en interne.

Amazon Echo, la nouvelle relation homme-machine

Elle mesure une vingtaine de centimètres de hauteur, et dispose d’un puissant haut-parleur et de plusieurs micros intégrés. Ces derniers permettent à l’utilisateur d’être « entendu » par l’appareil car c’est le rôle de cette enceinte intelligente : répondre aux requêtes formulées (demander à écouter de la musique, à être renseigné sur la météo, à écouter un flash info...). « Transposé dans l’entreprise, cela signifie que les collaborateurs peuvent accéder à des données de tous types, de façon extrêmement pertinente et rapide. Ces interfaces vocales ont le potentiel pour devenir des véritables assistants du quotidien en s’occupant des tâches les plus laborieuses », indique David-Henri Bismuth. Selon une étude menée par le cabinet de conseil américain Gartner, 30 % des sessions de navigation sur le Web se feront par échange vocal d’ici à 2020 . Outre Amazon Echo, Google Home et Siri d’Apple, il existe des enceintes intelligentes « made in France » à l’instar de Prizm créé par une start-up hexagonale .

Yumi, le « collègues automatisés »

C’est un « cobot », c’est-à-dire un robot collaboratif. Son nom, YuMi, signifie « you and me » (toi et moi). Créé par le groupe ABB, il ouvre la voie à une nouvelle génération de collègues robotisés capables de collaborer avec l’être humain. « Jusqu’alors, les robots étaient surtout des gadgets utilisés pour la seule communication, sans véritable rôle opérationnel. Avec YuMi, nous entrons dans l’ère de la collaboration robotique : cette machine peut reproduire les gestes, même les plus précis, du technicien qui travaille à son côté », précise David-Henri Bismuth. Les atouts de YuMi sont divers. Il peut prendre le relais sur des tâches pénibles. Surtout, il peut changer d’expertise, effectuer d’autres gestes. « A l’heure de la personnalisation des produits, avec la production de séries plus limitées, le recours au robot collaboratif présente un potentiel de taille », estime David-Henri Bismuth. Grâce à une conception sécuritaire, le « cobot » peut fonctionner en étroite collaboration avec les humains sans risque d’accident.

Microsoft Hololens, le casque de réalité mixte

Conçu par Microsoft, HoloLens est un casque de réalité mixte : il permet de superposer au champ de vision de l’utilisateur des éléments virtuels en 3D (animés ou non) avec lesquels il est possible d’interagir. Contrairement à un casque de réalité augmentée qui plonge le porteur dans un monde 100 % virtuel, HoloLens permet de voir le monde réel et les éléments virtuels qui y ont été ajoutés : les hologrammes. « L’appareil intègre également Windows 10, toutes les fonctions d’un ordinateur traditionnel, ainsi que l’interface vocale de Microsoft : Cortana. C’est donc un nouveau terrain de jeu qui s’ouvre avec ce casque », souligne le directeur du Lab de Niji. Pour l’entreprise, le potentiel de cet outil est immense : visualisation d’un nouveau produit via hologramme, installation de showroom nouvelle génération (toujours avec des hologrammes), traduction instantanée d’échanges avec des interlocuteurs étrangers grâce au logiciel Skype Translator également implémenté... « Pour être en mesure de s’approprier ce nouvel outil, il s’agira de confronter cette technologie, et les usages qu’elle permet, à la réalité opérationnelle des métiers », estime David-Henri Bismuth.

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