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L’objectif sur le nucléaire « difficile » à tenir selon Nicolas Hulot

L'objectif de la France de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans sa production d'électricité d'ici à 2025 sera « difficile » à tenir, a déclaré hier Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique.

Il a toutefois dit vouloir éviter tout dogmatisme et toute « brutalité » pour atteindre le but inscrit dans la loi de transition énergétique, adoptée sous le quinquennat précédent. « Comme nous avons déjà perdu des années précieuses, cet objectif, ne nous cachons pas derrière le petit doigt, en l'état (...), je pense qu'il va être difficile », a-t-il souligné lors d'une audition, au Sénat, devant la commission des affaires économiques. « J'ai simplement dit tout haut ce que personne n'ose dire. C'est que, si on veut réaliser cette loi, ce n'est pas 17 réacteurs qu'il faudra fermer, c'est probablement 25 », a également déclaré Nicolas Hulot. « Je ne veux pas qu'on soit dans le mensonge », a-t-il insisté.

Mais il n’est pas sûr que le scénario envisagé par le ministre se réalise, car cela supposerait de multiplier par 4 les capacités en éolien et en solaire en sept ans. De plus, ce plan semble inconciliable avec l'objectif affiché d'interdire la vente de voitures thermiques d'ici à 2040. D'après les calculs de RTE, le gestionnaire du réseau, il faudrait l'équivalent d'un EPR de troisième génération pour alimenter un parc de 5 millions de véhicules électriques à l'horizon 2030. Il en faudrait sept pour remplacer l'ensemble du parc automobile par des voitures électriques. (

Reuters du 18/07, L’Express du 19/07)