Vous êtes ici

Le long chemin de l’égalité hommes-femmes...

MiroirSocial 10/03/2015

L’égalité hommes-femmes est un sujet ô combien d’actualité. La DARES vient de publier une étude qui démontre que même si des progrès ont été réalisés ces dernières années, beaucoup restent à faire.

En 2013, les femmes représentaient 48 % de la population active (employés ou chômeurs), contre seulement 34 % en 1962. Le taux de chômage des femmes est légèrement inférieur à celui des hommes (9,7 % contre 10 %).

De plus, 30,6 % des femmes qui travaillent sont à temps partiel, contre seulement 7,2 % des hommes. La fréquence du travail à temps partiel féminin augmente avec l’âge. La probabilité de travailler à temps partiel plutôt qu’à temps plein est près de 6 fois plus élevée pour une femme que pour un homme, tous âges confondus.

De même, les femmes sont plus touchées par le sous-emploi que les hommes. Le sous-emploi regroupe les gens qui travaillent à temps partiel mais souhaitent travailler d’avantage. En 2013, 9,7 % des femmes et 3,5 % des hommes travaillant étaient en situation de sous-emploi.

La part des emplois non qualifiés ou d’ouvriers est près de 2 fois plus importante pour les femmes que pour les hommes : en 2013, 27 % des emplois féminins étaient non qualifiés, contre 15 % des emplois masculins.

Hommes et femmes se répartissent encore très inégalement selon les métiers. La part des femmes approche ou dépasse les 90 % dans les huit métiers suivants : assistantes de maternelles, aides à domiciles, employées de maison, secrétaires, secrétaires de direction, coiffeurs ou esthéticiens, infirmiers et aides-soignants. Alors que 48 % de l’ensemble des emplois sont occupés par des femmes, cette part est de 55 % dans le tertiaire, 30 % dans l’industrie et l’agriculture et à peine 10 % dans la construction.

Le salaire moyen en équivalent temps plein (EQTP) perçu par les femmes du secteur privé est inférieur de 18,8 % à celui des hommes. Cet écart à baissé de 2,4 points entre 2002 et 2012. Dans la fonction publique, l’écart est de moindre ampleur, avec une rémunération inférieure de 14 %.

À quand une totale égalité entre les sexes ? Pas pour demain car le chemin est encore long. Mais soyons optimistes, les progrès sont réels.