Vous êtes ici

5 mots pour entrer dans la course « digitale »

5 mots pour entrer dans la course « digitale »

Tendance « Atawadac », « blockchain », « chatbots », « cookies », et « hashtag » sont des marqueurs de la révolution numérique qui se joue aujourd’hui dans les entreprises. Autant savoir de quoi il s’agit.

Du jargon inutile ? A dire vrai, les termes du « digital » constituent autant de marqueurs de la révolution qui est en train de se jouer dans les entreprises. Nous en avons sélectionné cinq.

ATAWADAC

« Atawadac » est, dit-on, un véritable cri de guerre du digital ! Peut-être n’avez-vous encore jamais rencontré cet acronyme de « AnyTime, AnyWhere, AnyDevice, AnyContent ». Peut-être avez-vous entendu ce terme plus parlant, « mobiquité ». Créé par Xavier Dalloz , il fusionne « mobilité » et « ubiquité ». « Atawadac » résume ainsi la capacité d’un usager en situation de mobilité à se connecter à un réseau sans contrainte de temps, de localisation ou de terminal et à n’importe quel contenu.

Alors que les Français sont officiellement devenus des « mobile first » en consultant Internet plus souvent sur leur smartphone que sur un ordinateur, les marques, les entreprises se retrouvent face à trois options : créer soit un site dédié au mobile, soit une application mobile, soit un site en « responsive design » avec un contenu qui s’adapte automatiquement à la taille de l’écran. « Nous sommes entrés dans une ère de mobilité absolue où chacun d’entre nous exige de pouvoir consulter n’importe quel contenu, n’importe où, n’importe quand et sur n’importe quel device (terminal) », analyse Marion Breuleux, la « digital evangelist » d’Abilways Digital. Dans la pratique, être « Atawadac » exige des entreprises des dispositifs technologiques extrêmement aboutis en termes de sécurité informatique, d’infrastructure, de gestion des données, et de développement.

BLOCKCHAIN

Savez-vous définir en trois mots la « blockchain », cette chaîne de blocs appelée à révolutionner un pan de l’économie en remplaçant les « tiers de confiance » (banques, notaires, etc.) par des systèmes informatiques distribués ?

La blockchain, c’est d’abord une technologie de stockage d’informations dont l’architecture sous-jacente est apparue pour la première fois en 2008, en même temps que la monnaie électronique bitcoin. C’est aussi une technologie de transmission, transparente et sécurisée qui fonctionne sans organe central de contrôle.

Une blockchain peut être publique ou privée et constitue une base de données qui contient l’historique des échanges. Le site Blockchainfrance  classe ses utilisations en trois catégories : les applications pour le transfert d’actifs (utilisation monétaire, mais aussi titres, votes, actions, obligations…) ; les applications en tant que registre pour une meilleure traçabilité des produits et des actifs ; les smart contracts, des programmes autonomes qui exécutent automatiquement les conditions et termes d’un contrat, sans nécessiter d’intervention humaine une fois démarrés.

CHATBOTS

Impossible d’y échapper. Les chatbots sont partout ou presque « et nous n’en sommes qu’au début, car les technologies d’intelligence artificielle qui les sous-tendent, sont en pleine effervescence », souligne Marion Breuleux.

Un chatbot est une application d’intelligence artificielle qui permet d’assurer une présence conversationnelle. Il répond à des questions posées en langage humain, de façon interactive, oralement ou à partir d’un clavier. Il utilise des bibliothèques de questions et réponses. Mais les avancées de l’intelligence artificielle lui permettent désormais d’analyser, de comprendre et de s’améliorer grâce à des capacités d’apprentissage.

Pour une marque, la création d’un chatbot se pose aujourd’hui. Parce que c’est une tendance forte qui répond aux exigences d’une relation client plus exigeante (personnalisation, disponibilité, immédiateté). L’entreprise doit concevoir, elle-même ou avec l’aide d’un prestataire, des scénarios et des cas d’usage. Toutes les sources d’information possibles doivent être recensées. C’est un projet qui s’inscrit dans la modernisation et la transformation digitale de l’organisation.

COOKIES

Ces fichiers « témoins de connexion » qui gardent en mémoire les pages visitées et les informations communiquées par l’internaute ne sont pas une nouveauté. Mais leur environnement réglementaire est aujourd’hui en pleine reconfiguration à Bruxelles.

Depuis 2009, les propriétaires de sites sont soumis à certaines obligations, conformément à la directive européenne ePrivacy sur la collecte et l’exploitation des données personnelles. Aucun cookie ne devrait ainsi être déposé sur l’ordinateur d’un internaute avant d’avoir obtenu son consentement dans les cas de mesure d’audience, de cookies liés aux boutons de partages sociaux et autres widgets et de cookies liés aux opérations relatives à la publicité comportementale. Mais ces dispositions ont jusqu’à présent été peu efficaces. Un projet de révision est en cours, la Commission européenne voulant redonner corps au « consentement préalable obligatoire » de l’utilisateur. A suivre de près.

HASHTAG

Le hashtag – « dièse » en français – est ce signe typographique en croisillon « # ». Le principe de ce marqueur de métadonnées dont l’apparition dans le langage informatique est datée de 1978 : catégoriser un mot-clef ou une expression sur les réseaux sociaux. En cliquant sur un hashtag, vous pouvez suivre un fil de discussion associé à une thématique et à l’actualité en direct sur Twitter. Saisi sans espace avec le mot qui le suit, le bon hashtag doit être mémorisable. Un hashtag a le mérite d’augmenter l’engagement, d’associer un sujet et une marque via les différents réseaux, et de viraliser une information ou un contenu de marque. Ou de détruire une réputation.

Les entreprises sont aujourd’hui plus nombreuses à protéger leur hashtag-marque.

En savoir plus sur https://business.lesechos.fr/directions-generales/strategie/organisation...